Année après année, le Diocèse de Montréal imprime une marque originale avec l’agence de création Bos, dans l’univers assez classique de la communication pour le denier de l’Eglise.
Après la campagne « Forfait illimité » et le détournement du « J’aime » de Facebook, voici la dernière création pour la collecte annuelle de 2012.

En vue de préparer notre prochaine collecte annuelle, cette publicité fait un clin d'œil évident à l'actualité sportive, plus particulièrement à la situation précaire des Canadiens de Montréal pour l'obtention d'une place en séries éliminatoires de la LNH.
C'est une façon originale de manifester la présence de l'Église dans la société. L'Église est une institution vivante, près des gens....et qui a le sens de l'humour!
Site du diocèse de l’Eglise de Montréal, 9 Février 2012
Tout comme les Canadiens, le catholicisme «reste une référence culturelle extrêmement importante» au Québec, affirme Hugo Léger, vice-président création de Bos.
Ce n'était donc qu'une question de temps avant que les deux grandes religions ne se rencontrent.
«Ça fait longtemps qu'on essayait de faire un lien entre l'Église de Montréal et les Canadiens», avoue M. Léger, qui précise que le contexte était tout désigné avec la descente aux enfers de l'équipe. Il est intéressant pour l'Église d'être présente dans toutes les sphères de la société. Nos pubs sont toujours en prise directe avec la réalité montréalaise et québécoise, pour rappeler que l'Église est une institution vivante, près des gens et de leurs préoccupations.»
Sur ce point, l'agence a encore visé juste, selon Dany Baillargeon, professeur en création publicitaire à l'Université de Sherbrooke.
«Bon flash!», s'est-il exclamé en voyant la pub, la qualifiant «d'une efficacité désarmante».
«Ça va tout à fait dans la direction empruntée par les autres pubs jusqu'à maintenant, soit d'envoyer le message que l'Église n'est pas si déconnectée de la réalité.»
«Ils transforment le folklore en quelque chose d'actuel, détaille-t-il. On dit souvent que nous allons prier pour quelque chose, allumer un lampion. Il y a encore tout un discours très religieux au Québec dont on ne se rend plus compte, et c'est comme si l'Église le récupérait.
«Mais lorsqu'on touche à la religion, on frôle également une corde sensible. Comment ne pas la pincer ?
«En ne parlant pas directement de la pertinence du clergé», avance M. Baillargeon.
«Elle ne tombe pas dans la confrontation, elle rappelle seulement que le catholicisme fait encore partie de la culture. »
L’Eglise croit au miracle, Francis A-Trudel, TVA Sport, 9 février 2012


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