Après 33 ans (déjà ?!*) dans la confession catholique, il y a encore deux-trois trucs de nos us-et-coutumes qui sont pour moi très énigmatiques.

Par exemple, puisque c’est de saison, la première bénédiction d’un prêtre. Alors ça, je le dis avec respect, c’est un truc qui me dépasse. Respect car je sens que pour des personnes, c’est un moment très important et le but n’est vraiment de choquer ou de juger, mais juste d’essayer de comprendre.

Quelle est vraiment la signification de la démarche des personnes qui font la queuleuleu sur le parvis pour pouvoir se faire bénir par le prêtre ? J'ai l'impression qu’on accorde une sorte de "pouvoir" à cette bénédiction, d'y voir finalement une simple résurgence de la piété populaire. Au risque de faire du prêtre un magicien ?

Disons le simplement, je ne comprends pas le père Guy Gilbert quand il dit « c'est une grâce de recevoir la première bénédiction d'un prêtre » [1] Parce que quand c’est un prêtre qui a déjà quelques années de sacerdoce ce n’est plus pareil ?

Guy Gilbert en train de se faire bénir par un jeune prêtre

Dans la bénédiction, il y a pour moi deux choses essentielles. Bénir, c’est « dire du bien de », ni plus ni moins. Et je note que dans la religion chrétienne, contrairement à d’autres, le contraire n’est pas possible. Il n’y a pas de malédiction.

Le reste… et bien cela reste pour moi un mystère.

Notes

[1] Même si dans le reste de son texte il y a des choses assez essentielles