Nausée. Ni plus ni moins. Devant les manifestations de quelques énervés se réclamant de l’Eglise –mais attention, la vrai, la seule, celle d’avant 1962 – pour venir manifester leurs désaccords devant au choix : les gays, les dangereux progressistes, les juifs,…. (existe aussi en version communiste, franc maçon, noir,...)

Je ne sais jamais vraiment comment réagir à cela ; partir dans un long exposé du pourquoi et du comment, j’ai déjà fait ça de nombreuses fois autour d’un café ou d’une bière, selon l’heure, cela donne rarement grand-chose. Le fait d'avoir la très Sainte Vérité pour soi limite toujours un peu le dialogue.

Leur botter le cul ? C’est aussi partir dans une longue suite de billets-réponses et de commentaires insultants.

Bref pas grand chose à faire finalement.

Koz a fait à l’occasion du kiss-in homosexuel sur le parvis de Notre-Dame un très bon billet à ce sujet. Il avait raison sur toute la ligne. Sauf que finalement ce n’était pas des chapelets mais des Habemus Papam…. Ce qui me laisse songeur sur la signification de leur message… mais non, je ne vais pas tomber dans un autre panneau. Chut.

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Donc ce week-end, nouvelle démonstration d'une certaine Eglise : la Croix nous apprends qu’ " Un « petit groupe d’agitateurs » a perturbé la conférence de Carême de Notre-Dame du rabbin Rivon Krygier, dimanche 21 mars à Notre-Dame de Paris. Alors que le cardinal André Vingt-Trois venait de terminer son mot d’introduction et que le rabbin Krygier s’approchait du micro, un homme s’est levé proposant à l’assemblée la récitation d’un chapelet « en réparation pour l'outrage »."

Autant je suis pour la démocratie et j’accepte de ce fait toutes les opinions, mais l’antisémitisme (car c’est de ça dont il s’agit) je n’y arrive pas. C’est un autre monde pour moi, une autre époque, bien au-delà des frontières de la raison et de la logique.

Et là je découvre, comme une évidence, le billet d’Isabelle de Gaulynm sur une Foi par semaine :

La seconde, c’est de se réjouir de la façon calme et mature avec laquelle le reste de l’assistance –tout de même une cathédrale comble- a réagi. Pas d’énervement, ou d’agressivité. Pas de riposte autre que le mépris. Ni le rabbin, ni son entourage ne se sont offusqués, refusant de voir là autre chose qu’un acte d’une petite minorité isolée et non représentative. Au total, même de la sacristie, le rabbin a parlé, a été entendu dans toute la cathédrale, et chaleureusement applaudi. Quant aux excités, ils sont partis « à l’invitation » du service d’ordre, les chaises vides vite occupées par d’autres auditeurs qui attendaient debout. Preuve que le dialogue judéo-chrétien est aujourd’hui suffisamment solide, et parvenu à un stade qui lui permet de surpasser ces difficultés.

Exactement le bon remède qu’il me faut. Ni énervement, ni agressivité. Pas de riposte autre que le mépris.