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C'est maintenant un "comité de la jupe" qui porte plainte contre le Cardinal devant le tribunal ecclésiastique (plus par principe que par convictions, puisque cela ne va rien donner, le droit canonique n'étant pas vraiment compétent sur ce type de questions). Voici un extrait de la dépêche AFP :

PARIS (AFP) — Une quinzaine de femmes catholiques, réunies au sein du "comité de la jupe", ont porté plainte contre le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France (CEF), pour propos sexistes.

Cette plainte, ont-elles précisé dans un communiqué diffusé mercredi, a été déposée devant le tribunal ecclésiastique de l'Officialité, le tribunal ecclésiastique du diocèse. L'Officialité, qui s'appuie sur le droit canonique, s'occupe par exemple des annulations de mariage religieux.

Le cardinal Vingt-Trois a répondu directement, dans un courrier dont copie a été transmise à l'AFP, à plusieurs personnes qui lui avaient fait part de leur indignation. Il a regretté "la maladresse de (son) expression" et assuré que "dans l'exercice de (sa) responsabilité", il "n'hésite jamais à appeler des femmes à des responsabilités quand elles sont en situation de les exercer".

Le "comité de la jupe" a porté plainte devant l'Officialité en se référant à deux points précis du droit canonique : l'égale dignité des baptisés et la poursuite des fauteurs de scandale, a précisé à l'AFP Christine Pedotti, porte-parole du comité.

Elle a précisé que, pour le moment, le comité comptait "une quinzaine" de femmes. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages dont "Le livre des prières en famille" et d'une encyclopédie catholique pour les jeunes.

Il y a quelques jours, la fédération des "Réseaux du parvis" avait envoyé une lettre ouverte au cardinal Vingt-Trois, disant sa "stupéfaction" et son "indignation" : "Même sous couvert d'humour, tout mépris à l'encontre des femmes met en péril l'équilibre de la société tout entière".

Le "comité de la jupe" souligne qu'il ne s'attend pas à un traitement rapide de sa plainte, ni à une condamnation sévère du cardinal. "On a bien conscience qu'on veut traduire le roi devant la justice du roi", plaisante Mme Pedotti.


Allez je vous laisse avec ce passage désormais tristemment célébre de cette fameuse émission :